Sylvie L. Proulx est vice-présidente à l’organisation du Parti Québécois dans Saint-François et présidente régionale du Parti Québécois de l’Estrie, qui compte 7 circonscriptions. Promouvoir le pays n’est pas seulement une implication, c’est aussi son gagne-pain puisqu’elle travaille au bureau de comté de Serge Cardin, député bloquiste de Sherbrooke à la Chambre des communes.
Qui est Sylvie L. Proulx?
Sylvie L. Proulx a plus d’une dizaine de campagnes électorales à son actif. Elle a participé à 5 élections générales provinciales, 5 élections générales fédérales, 1 élection fédérale partielle (dans Sherbrooke, lorsque Jean Charest a démissionné pour revenir au Québec), et… un référendum! Sans compter les élections municipales. Aux côtés de Serge Cardin depuis son élection en 1998, cette militante aguerrie maitrise les dossiers fédéraux et québécois sur le bout de ses doigts.
Son expérience l’amène à poser des constats lucides sur la politique et les perceptions de ses concitoyens. « En 1995, on a gagné le référendum par 121 voix de majorité, dans Saint-François, où j’ai toujours milité pour le Parti Québécois. Dans notre coin, il y a beaucoup d’anglophones. On a vraiment vu la différence entre le Québec et le reste du Canada. Pendant les élections, les gens sont un peu blasés, mais en référendum, les gens sont interpellés parce que ça touche à leur identité, à leur émotivité. »
En ce sens, Sylvie L. Proulx voit d’un bon œil le Plan pour un Québec souverain présenté dimanche dernier par Pauline Marois. « C’est une belle manière d’expliquer aux gens, sujet par sujet, les raisons pour lesquelles il faut être maître chez nous! C’est compliqué pour vrai, le partage des compétences, et ça nuit aux gens dans leur quotidien, par exemple en immigration. Ça fait 11 ans que je travaille dans ce domaine et je m’y retrouve, mais quelqu’un qui ouvre Internet ne s’y retrouvera jamais. Il y a trop de chevauchements et les réduire sera déjà un grand pas! »
Sa philosophie de vie? Continuer d’avancer et surtout ne jamais lâcher!
Comme dans tous les combats de longue haleine, chaque petit pas vers le but fixé est essentiel. La cohésion et la motivation des troupes aussi. « On avance tout le temps, on évolue tout le temps, même si certains trouvent que ça ne paraît pas assez », explique la militante. « Ne jamais lâcher et rester fixer sur l’objectif, faire un pays, est crucial. » Effectivement, quand tout le monde marche dans la même direction, même les plus petits pas sont considérables.
Un enjeu qui la préoccupe? Notre langue.
Selon Sylvie L. Proulx, l’arrivée de Louise Harel dans la course à la mairie de Montréal a contribué à raviver le débat linguistique – à Montréal, mais partout au Québec aussi. « Les francophones doivent absolument parler anglais, mais ce n’est pas réciproque. Il faut continuer à s’occuper de notre langue et ne jamais oublier à quel point c’est important de le faire. Si on ne fait pas attention, dans quelques générations, le fait français sera écrasé chez nous, parce que le reste du Canada travaille fort là-dessus. »
Un rêve? Faire élire la première femme comme première ministre du Québec.
« En fait, ce n’est pas un rêve, ça va arriver! » |