12 juin 2009 — volume 1, numéro 4

Nouvelle chronique
Plan pour un Québec souverain : Tout peut changer

 

Tout le monde le sait, Pauline Marois a dévoilé aux médias les grandes lignes du Plan pour un Québec souverain cette semaine. La trame de fond? Tout peut changer. Quel tapage médiatique! Et c’est tant mieux. Ramener la souveraineté à l’avant-plan, en parler, soulever des débats et envisager notre avenir est essentiel dans la démarche vers le pays. Le Parti Québécois n’a pas peur des débats!

Ce dialogue va être officiellement déclenché le 13 juin prochain, à l’occasion de la conférence nationale des présidentes et présidents (CNPP) du Parti Québécois qui aura lieu à Rivière-du-Loup.

Nous vous invitons aussi à lire la nouvelle, à voir la conférence de presse et à écouter l’intervention de Mme Marois à Corus dimanche 7 juin dernier.

Ce que tout le monde ne sait pas, c’est que le document du Plan pour un Québec souverain est maintenant disponible en primeur pour les abonnés de l’Infolettre. Suivez ce lien pour le télécharger!

Ainsi outillés, vous pourrez poser vos questions et émettre votre opinion sur le blogue de Jonathan Valois. Alexandre Cloutier, député de Lac-St-Jean et membre du comité sur la souveraineté du Parti Québécois, répondra sous peu aux questions des internautes.

 

À la conquête de l’indépendance énergétique

 

L’environnement et l’indépendance énergétique préoccupent le Parti Québécois. L’accès aux ressources naturelles et la préservation des milieux naturels sont au cœur de l’action du Parti Québécois depuis sa fondation, comme en font foi la nationalisation de l’hydroélectricité et l’importance que l’on accorde aux énergies vertes.

Une tribune importante au Québec pour discuter des enjeux environnementaux du 21e siècle est le Salon national de l’environnement. Le Parti Québécois y tient kiosque depuis quelques années afin d’échanger avec les citoyens et de recueillir leur opinion. Lors de l’édition 2008, Pauline Marois y avait d’ailleurs fait une importance annonce.

L’édition 2009 du Salon national de l’environnement arrive à grands pas! Du 19 au 21 juin, plusieurs députés, dont le porte-parole en matière de développement durable et d’environnement, Scott McKay, et porte-parole en matière d’énergie et de jeunesse, Sylvain Gaudreault, se relaieront pendant trois jours afin de sonder les participants et de recueillir leur opinion sur les questions environnementales de l’heure et les orientations que devrait prendre le Québec pour assurer son développement… durable. Soyez-y! Surveillez l’actualité, puisque Pauline Marois fera un petit saut au SNE…

 

Tirade ou boutade?

 

La vice-première ministre du Québec, Natalie Normandeau, a eu une illumination cette semaine.

« Le plan, dévoilé dimanche par la chef péquiste Pauline Marois, n'est rien d'autre qu'une stratégie dont l'objectif ultime est l'indépendance du Québec. » (Source)

Vraiment?! Ça a le mérite d’être clair…

 

Profil militant

 

Sylvie L. Proulx est vice-présidente à l’organisation du Parti Québécois dans Saint-François et présidente régionale du Parti Québécois de l’Estrie, qui compte 7 circonscriptions. Promouvoir le pays n’est pas seulement une implication, c’est aussi son gagne-pain puisqu’elle travaille au bureau de comté de Serge Cardin, député bloquiste de Sherbrooke à la Chambre des communes.

Qui est Sylvie L. Proulx?
Sylvie L. Proulx a plus d’une dizaine de campagnes électorales à son actif. Elle a participé à 5 élections générales provinciales, 5 élections générales fédérales, 1 élection fédérale partielle (dans Sherbrooke, lorsque Jean Charest a démissionné pour revenir au Québec), et… un référendum! Sans compter les élections municipales. Aux côtés de Serge Cardin depuis son élection en 1998, cette militante aguerrie maitrise les dossiers fédéraux et québécois sur le bout de ses doigts.

Son expérience l’amène à poser des constats lucides sur la politique et les perceptions de ses concitoyens. « En 1995, on a gagné le référendum par 121 voix de majorité, dans Saint-François, où j’ai toujours milité pour le Parti Québécois. Dans notre coin, il y a beaucoup d’anglophones. On a vraiment vu la différence entre le Québec et le reste du Canada. Pendant les élections, les gens sont un peu blasés, mais en référendum, les gens sont interpellés parce que ça touche à leur identité, à leur émotivité. »

En ce sens, Sylvie L. Proulx voit d’un bon œil le Plan pour un Québec souverain présenté dimanche dernier par Pauline Marois. « C’est une belle manière d’expliquer aux gens, sujet par sujet, les raisons pour lesquelles il faut être maître chez nous! C’est compliqué pour vrai, le partage des compétences, et ça nuit aux gens dans leur quotidien, par exemple en immigration. Ça fait 11 ans que je travaille dans ce domaine et je m’y retrouve, mais quelqu’un qui ouvre Internet ne s’y retrouvera jamais. Il y a trop de chevauchements et les réduire sera déjà un grand pas! »

Sa philosophie de vie? Continuer d’avancer et surtout ne jamais lâcher!
Comme dans tous les combats de longue haleine, chaque petit pas vers le but fixé est essentiel. La cohésion et la motivation des troupes aussi. « On avance tout le temps, on évolue tout le temps, même si certains trouvent que ça ne paraît pas assez », explique la militante. « Ne jamais lâcher et rester fixer sur l’objectif, faire un pays, est crucial. » Effectivement, quand tout le monde marche dans la même direction, même les plus petits pas sont considérables.

Un enjeu qui la préoccupe? Notre langue.
Selon Sylvie L. Proulx, l’arrivée de Louise Harel dans la course à la mairie de Montréal a contribué à raviver le débat linguistique – à Montréal, mais partout au Québec aussi. « Les francophones doivent absolument parler anglais, mais ce n’est pas réciproque. Il faut continuer à s’occuper de notre langue et ne jamais oublier à quel point c’est important de le faire. Si on ne fait pas attention, dans quelques générations, le fait français sera écrasé chez nous, parce que le reste du Canada travaille fort là-dessus. »

Un rêve? Faire élire la première femme comme première ministre du Québec.
« En fait, ce n’est pas un rêve, ça va arriver! »