28 mai 2009 — volume 1, numéro 3

Grand bâtisseur… de châteaux de cartes!

 

Les châteaux de cartes sont grandioses et divertissants au moment où ils sont échafaudés, mais un coup de vent suffit à les détruire. Comme tellement de projets et de mensonges des libéraux conçus pour satisfaire l'opinion publique et dont la durabilité, la pertinence ou l'intelligence sont discutables.

« Son gouvernement est en déroute, mais Jean Charest s'autoproclame “Grand Bâtisseur du Québec” et fait de nouveaux shows de boucane pour créer une diversion » à l'occasion du conseil général du PLQ tenu la fin de semaine dernière, écrivait Jean-Jacques Samson, chef des nouvelles au Journal de Québec, le 26 mai. En tout cas, « ce n'était pas l'idée du siècle ».

« On a beau être partisan, il y a des limites à la malhonnêteté intellectuelle », écrivait quant à lui André Pratte le même jour, affirmant du coup que « Bernard Landry mérite donc, au moins autant que son successeur, le titre de “grand bâtisseur” de l’énergie ». Oui, le PLQ a réussi l’exploit de raconter l'histoire de la nationalisation de l'électricité au Québec sans prononcer les noms de René Lévesque ni de Bernard Landry.

« Rien ne nous préparait cependant à l'intensité du culte de la personnalité qui entoure Jean Charest. […] En signe de dérision, quelques attachés politiques désignent même Jean Charest par ses initiales : J.C. Comme dans “Jésus-Christ”. Et ces farceurs ont pris l'habitude de dire que “Jésus-Christ est né en l'an 1958 avant Jean Charest” », ironisait Jean-Simon Gagné du quotidien Le Soleil, le 27 mai. Même si plusieurs ministres répètent la propagande ad nauseam, force est de constater que dans les coulisses du PLQ, ce culte de la personnalité indispose de nombreux libéraux éminents.

La stratégie est toutefois compréhensible, et à la limite prévisible! Se retrouver dans l'embarras comme le gouvernement libéral l'est avec…

  • le dossier des FIER,
  • les pertes historiques à la Caisse de dépôt et placement,
  • les conflits d'intérêts et le manque d'éthique de ses ministres,
  • l'irresponsabilité du ministre de la Sécurité publique dans l'affaire Villanueva,
  • l'incompétence de son ministre de la Santé dans le dossier des urgences,
  • les solutions miracles de la ministre responsable des Aînés dans celui des soins aux aînés vivant en établissement,
  • les abus de Jean-Guy Chaput, président-directeur général de la SODEC,
  • la mollesse de Jean Charest vis-à-vis Ottawa qui doit toujours 6 milliards $ aux Québécois,
  • son incapacité à régler de manière durable et efficace la crise du bois d’œuvre,
  • et quoi d’autre encore!

Jean Charest n'a pas pourtant pas bâti grand-chose de solide depuis son accession au pouvoir en 2003. Mis à part le cynisme de la population à l'égard de la classe politique… Normal que les députés du Parti Québécois s'en soient donnés à cœur joie toute la semaine à l'Assemblée nationale, raillant le premier ministre au sujet de son titre autoproclamé.

Tant que les Québécoises et les Québécois ne seront pas souverainement maîtres de leur destinée, ces routines se répéteront, occultant une partie de notre histoire et ne rendant pas justice aux vrais bâtisseurs de notre pays. En avez-vous assez? Vous pouvez agir et aider le Parti Québécois à réaliser notre pays! Participer aux débats, venir vous en mêler, parler de souveraineté, devenir bénévole, militer dans sa circonscription, être membre ou faire un don sont tous des moyens faciles de contribuer concrètement au projet de pays qui nous unit.

 

Des nouvelles des partielles

 

Dans Rivière-du-Loup, la campagne est bien entamée. La réception sur le terrain donne de l'ardeur au candidat Paul Crête qui constate le ras-le-bol de la population face aux libéraux de Jean Charest. Pour tout savoir sur sa campagne électorale, pour donner un coup de main dans la région ou pour consulter son blogue, visitez le site de Paul Crête!

Le 13 juin, plus de 250 militants se réuniront dans la circonscription du 52e député péquiste à l'Assemblée nationale! Le Parti Québécois a en effet décidé de tenir sa prochaine conférence nationale des présidentes et des présidents (CNPP) à Rivière-du-Loup pour démontrer tout notre soutien et réitérer notre confiance à Paul Crête. D'ailleurs, Paul Crête sait qu'il peut compter sur l'appui indéfectible des députés du Parti Québécois, dont plusieurs se sont déjà déplacés pour l'épauler dans sa campagne électorale.

Dans Marguerite-Bourgeoys, la candidate du Parti Québécois sera Christine Normandin. Son investiture aura lieu le 1er juin à 18 h 30 au Théâtre du Grand Sault à LaSalle en compagnie de notre chef, Pauline Marois. Soyez-y pour démontrer votre appui! Nous vous invitons à lire la nouvelle chronique « Profil militant » ci-bas pour en savoir davantage sur cette jeune militante.

 

Deux nouvelles capsules, de nouveaux débats

 

Nicole Léger, députée de Pointe-aux-Trembles depuis plus de 10 ans et militante souverainiste de la première heure, s'attaque à un mythe absurde : le Parti Québécois serait le parti d'une génération. Or, rien n'est plus faux!

Jonathan Valois, président du conseil exécutif national du Parti Québécois, s'exprime au sujet de l'épineuse question de la place des jeunes en politique. Selon lui, ils ont leur place en politique puisqu'ils sont le moteur de changements sociaux et les catalyseurs du développement.
 

 

Nouvelle chronique
Tirade ou boutade?

 

Parfois, nos opposants nous fournissent des munitions ou se tirent dans le pied. Parfois, les députés du Parti Québécois offrent aux citoyens des explications claires ou posent des questions qui tuent. Alors, « tirade ou boutade? ». À vous de juger!

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Mardi 26 mai, lors de la période de questions, la députée de Crémazie et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’aînés, Lisette Lapointe, réclamait des réponses du gouvernement au sujet des conditions de vie des aînés en établissement.

« M. le Président, un autre dossier assez sombre : toute la question de nos aînés dans les CHSLD et les résidences privées. Toute la semaine dernière, les Québécois se sont posé la question : “Qu'est-ce que fait le gouvernement alors qu'il a appris, dans un dossier de La Presse, que les préposés qui donnent des soins à nos aînés n'ont pas la formation requise?” Ce matin, c’est la Protectrice du citoyen, dans son rapport annuel, qui revient avec le même constat. […]
« Il va falloir combien de rapports du Protecteur du citoyen ou combien de rapports du coroner? On parlait encore de 800 personnes décédées dans les trois dernières années pour cause de négligence. La certification, on a seulement 686 résidences de certifiées sur 2 200. […]
« M. le Président, c'est désolant, ce qu'on entend, l'autre côté. Ça ne fait pas un an, ça ne fait pas deux ans [que les libéraux ont] cette responsabilité-là, ça fait six ans, six années, et encore les préposés qui s'occupent des personnes les plus vulnérables dans notre société n’ont pas la formation, alors qu'elles doivent donner des médicaments, préparer de l'insuline, changer des sondes urinaires.
« Écoutez, M. le Président, est-ce qu'on peut être sérieux? »

Les clowns ne semblaient pas en habits de travail, à l'Assemblée nationale, mais les réponses se font toujours attendre… À tel point que jeudi, le Parti Québécois a jugé nécessaire de réclamer un plan d'urgence pour les aînés.

Consultez l'échange complet entre Lisette Lapointe et la ministre responsable des Services sociaux, Lise Thériault.

 

Nouvelle chronique
Profil militant

 

« Le profil militant » vous présentera régulièrement un militant ou une militante du Parti Québécois. Députés, candidats, membres des associations locales, ce sont ces militants, les membres du Parti Québécois, qui sont au cœur de l’action et le moteur de la promotion de notre pays. Cette semaine, nous vous présentons une jeune femme militante, Christine Normandin.

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Patriote dans l’âme, Christine Normandin a toujours aimé parler de l’avenir du Québec et partager sa amour pour le pays qu’elle porte dans son cœur. « Impliquée chronique », comme elle se qualifie, elle s’est dévouée à plusieurs causes avant d’embrasser celle de la souveraineté. Âgée de 25 ans, elle a fait son entrée au Parti Québécois comme candidate dans Jeanne-Mance—Viger lors des élections générales du 8 décembre dernier. Elle est aujourd’hui la candidate du Parti Québécois dans Marguerite-Bourgeoys pour l’élection partielle du 22 juin prochain.

Qui est Christine Normandin?
Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Christine Normandin a complété un baccalauréat en sciences biomédicales à l’Université de Montréal et a réalisé un stage de recherche sur le mélanome à Manipal, en Inde. Sa passion étant d’aider les autres, elle a redirigé sa carrière en 2006 afin de devenir avocate; elle est étudiante en droit à l’UQÀM. Elle souhaite par la suite pratiquer dans le domaine de l’aide juridique tout en complétant une maîtrise en droit, économie et politique de la santé.

En effet, Christine Normandin a toujours valorisé le bénévolat et l’a exercé entre autres en milieu scolaire pour la prévention du suicide, auprès d’une femme immigrante et de son enfant atteint d’épilepsie et d’autisme et à l’occasion des Fêtes nationales de son adolescence! Elle a organisé et participé à un stage humanitaire dans un orphelinat et des garderies en Haïti, expérience qui a consolidé sa détermination à aider les jeunes en difficulté. À l’université, elle s’est investie au sein de ses associations étudiantes de programme pour défendre les droits de ses camarades et valoriser l’éducation.

Sa philosophie de vie? Croire en ce que l’on fait, c’est contagieux!
Candidate dans Jeanne-Mance—Viger, elle savait que la partie… n’était pas gagnée. Pourtant, elle a eu la piqûre! Le contact avec les gens et leur réalité quotidienne l’a séduite. S’inspirant chaque jour de la détermination des militants et des citoyens, aussi authentiques que dévoués à leur sphère d’activité, « je cherche à trouver ma place pour faire une différence », dit-elle. « Sans tomber dans l’excès d’idéalisme, je crois que chaque personne peut faire une différence ».

Et pour cause! Grâce à ses efforts, Christine Normandin a récolté 15% des voix dans son comté en 2008 – « une victoire personnelle », murmure-t-elle, et une première depuis le remaniement de la carte électorale en 2000.

Pour l’élection partielle, « je vais m’acheter une bonne paire de souliers et partir à la rencontre des électeurs de Marguerite-Bourgeoys », affirme la jeune candidate. « Élue ou pas, je vais profiter de l’occasion pour être un pont et transmettre les attentes et préoccupations des citoyens à qui de droit. » Son objectif électoral : transmettre sa passion de la politique aux gens, les inciter à s’informer et surtout à voter. « Si on fait tous le même acte, il y aura des résultats. C’est notre devoir, et j’y crois », insiste Christine Normandin, des étincelles dans les yeux.

Un enjeu qui la préoccupe? La santé publique.
Christine Normandin souhaite faire voir aux gens les conséquences catastrophiques d’une privatisation massive de notre système de santé. « C’est la combinaison de mes deux champs d’études, la médecine et le droit. Notre système de santé au Québec offre des services d’une qualité presque inégalée, c’est au niveau de la gestion qu’il faut faire des changements. Privatiser réduirait les revenus, rendrait plus difficile l’accessibilité et augmenterait les coûts pour l’État, ce n’est pas la bonne décision! », croit-elle.

Un rêve? Que le Québec soit maître de ses ressources, pour gérer son énergie et assurer sa croissance dans une perspective de développement durable.
Pour la candidate, « ce n’est pas normal que nos impôts servent à financer la survie de l’industrie automobile en Ontario au détriment du développement éolien. Ce n’est pas normal que des multinationales viennent embouteiller notre eau sans nous payer de redevances. La souveraineté, on n’aura pas le choix de la faire pour réaliser le Québec vert, plus vert que le reste du Canada, dont rêvent nos concitoyens. La souveraineté, ce n’est pas seulement avoir le courage de nos convictions, c’est aussi se donner les moyens de les mettre en œuvre. »

Un conseil? Toutes les implications peuvent mener à des changements profonds.
« Si j'avais un conseil à donner à un jeune comme moi qui veut changer le monde, ce serait de s'impliquer dans son milieu, tout simplement, et pas nécessairement en politique. Chaque geste compte, tant qu'il est honnête et authentique. »